Au Mans, lire les diagnostics des appartements sans confondre logement et copropriété
L’analyse datée du 11 octobre 2026 repose sur une extraction ADEME du 28 septembre comprenant 51 352 diagnostics enregistrés au Mans. Les données fournies ne distinguent pas les diagnostics collectifs des diagnostics individuels et ne permettent pas de compter les appartements uniques.

51 352 diagnostics enregistrés composent la dernière photographie officielle utilisée pour analyser le parc immobilier diagnostiqué au Mans, dans cette actualité datée du 11 octobre 2026. L’extraction ADEME remonte au 28 septembre 2026 : la date de publication de cette lecture n’est donc pas celle de l’extraction. Pour les appartements et les copropriétés, l’enjeu est de comprendre ce que ce volume décrit, mais aussi ce qu’il laisse indéterminé. Un même logement peut apparaître plusieurs fois dans la base. Surtout, les faits disponibles ne donnent pas de ventilation entre diagnostics collectifs et individuels. Les résultats constituent ainsi des repères communaux, sans établir le profil d’une copropriété particulière ni dénombrer ses appartements.
Copropriétés au Mans : 51 352 diagnostics, mais quelle unité de lecture ?
| Étiquette DPE | Diagnostics enregistrés à Le Mans |
|---|---|
| A | 125 |
| B | 2 044 |
| C | 21 682 |
| D | 18 112 |
| E | 7 021 |
| F | 1 751 |
| G | 617 |
Le périmètre est celui du Mans, dans la Sarthe, identifié par le code INSEE 72181. La population communale de référence du jeu local est de 146 249 habitants. Ce chiffre de population ne résout toutefois aucune des questions propres à la copropriété : combien d’immeubles sont représentés, combien d’appartements distincts ont été diagnostiqués, ou quelle place occupent les diagnostics collectifs dans l’extraction ? Ces décomptes ne sont pas fournis. Rapporter directement les 51 352 enregistrements à des immeubles ou à des appartements reviendrait à changer d’unité sans justification. Dans cette analyse, les effectifs et les parts d’étiquettes restent donc attachés aux diagnostics enregistrés, et non à un inventaire de logements uniques.
- Date de l’analyse : 11 octobre 2026 ; dernière extraction ADEME utilisée : 28 septembre 2026.
- Périmètre communal : Le Mans, Sarthe, code INSEE 72181.
- Unité du total disponible : 51 352 diagnostics enregistrés, avec possibilité de plusieurs apparitions pour un même logement.
- Ventilation absente des faits fournis : diagnostics collectifs, diagnostics individuels, appartements uniques et copropriétés uniques.
Diagnostics collectifs et individuels : ne pas attribuer à l’appartement le profil communal
Lire les diagnostics sous l’angle de la copropriété commence par reconnaître une limite de la source disponible : aucune série séparée ne décrit ici le collectif et l’individuel. On ne peut donc pas comparer leurs distributions énergétiques, mesurer leur poids respectif ou déterminer s’ils se rapportent aux mêmes immeubles. Cette absence ne signifie pas qu’une catégorie est absente de la base ; elle signifie seulement que les faits transmis ne permettent pas de l’isoler. Pour un lecteur qui s’intéresse à son appartement, la conséquence est directe : la répartition communale des étiquettes ne constitue pas une information sur l’étiquette de ce logement, pas davantage sur celle de sa copropriété.
La même prudence s’applique à une lecture menée à l’échelle d’un immeuble. Les données agrégées ne permettent pas de reconstituer la relation entre un éventuel diagnostic collectif et les diagnostics individuels des appartements qui le composent. Elles ne permettent pas non plus d’affirmer qu’il existe un accord ou un écart entre ces deux niveaux. Une différence supposée entre appartement et copropriété serait donc une interprétation sans résultat local pour l’étayer. L’intérêt de cette mise à jour est ailleurs : fixer le cadre communal dans lequel lire les diagnostics, tout en maintenant la séparation entre le volume d’enregistrements disponible, le nombre inconnu de logements distincts et le nombre également inconnu de copropriétés représentées.
2 368 diagnostics F ou G : un repère communal, pas un décompte d’appartements
Les étiquettes F et G réunissent 2 368 diagnostics enregistrés, soit 4,6 % du total local. La classe F compte 1 751 enregistrements, correspondant à 3,4 %, et la classe G en compte 617, soit 1,2 %. Ces valeurs donnent une mesure de la présence de ces étiquettes dans le corpus, mais pas du nombre d’appartements concernés. Les faits ne précisent ni la part des appartements dans chacun de ces groupes ni leur répartition entre copropriétés et autres configurations. Ils ne permettent pas davantage de savoir combien de logements distincts représentent ces enregistrements. Parler de 2 368 appartements F ou G serait donc inexact, tout comme présenter ce total comme un nombre de copropriétés.
Le reste de la distribution apporte le contexte nécessaire. La classe E représente 7 021 diagnostics, soit 13,7 %. Les classes C et D comptent respectivement 21 682 enregistrements, soit 42,2 %, et 18 112, soit 35,3 %. À l’autre extrémité, A rassemble 125 diagnostics, soit 0,2 %, et B en rassemble 2 044, soit 4,0 %. Cette distribution porte sur l’ensemble du périmètre diagnostiqué présenté, sans distinction fournie entre appartements et maisons pour chaque étiquette. Elle ne peut donc servir à classer les copropriétés entre elles. Elle permet en revanche de situer chaque catégorie dans le corpus communal, à condition de conserver la même unité de compte du début à la fin.
- A et B : respectivement 125 diagnostics enregistrés (0,2 %) et 2 044 (4,0 %).
- C et D : respectivement 21 682 diagnostics enregistrés (42,2 %) et 18 112 (35,3 %).
- E : 7 021 diagnostics enregistrés, soit 13,7 %.
- F et G : respectivement 1 751 diagnostics enregistrés (3,4 %) et 617 (1,2 %).
1948-1974 : une période dominante qui ne décrit pas chaque copropriété
La période 1948-1974 représente 41,1 % du corpus géolocalisé et constitue la période dominante indiquée. Le bâti antérieur à 1949 pèse 20,0 %, celui antérieur à 1975 atteint 61,1 %, et les périodes antérieures à 2001 représentent 88,1 %. Ces repères apportent une profondeur historique à la lecture du parc diagnostiqué. Ils ne constituent cependant pas une chronologie spécifique aux copropriétés, puisque la ventilation par statut ou par type de diagnostic n’est pas fournie. Les seuils chronologiques ne doivent pas non plus être additionnés comme des groupes tous indépendants : les catégories « antérieur à 1975 » et « antérieur à 2001 » décrivent des ensembles successivement plus larges, non deux blocs disjoints.
Pour les appartements, l’ancienneté du bâti ne permet pas, à elle seule, d’attribuer une étiquette énergétique. Aucun croisement fourni ne relie les périodes de construction aux classes A à G, ni aux diagnostics collectifs ou individuels. On ne peut donc pas soutenir que la place de la période 1948-1974 explique la distribution énergétique observée au Mans. Ce serait transformer la coexistence de deux caractéristiques agrégées en relation explicative. La limite de périmètre compte également : la part de 41,1 % est explicitement rapportée au corpus géolocalisé. Sans effectif correspondant fourni, la convertir en un nombre de diagnostics à partir du total communal de 51 352 enregistrements ne serait pas justifié.
27,0 % de maisons individuelles : les appartements restent à dénombrer
Les maisons individuelles représentent 27,0 % dans les données fournies. Ce repère éclaire la composition du corpus, mais il ne s’accompagne pas d’un effectif explicite d’appartements ou d’une description complète des autres catégories. Il ne suffit donc pas à établir combien d’appartements uniques sont présents, ni quelle proportion relève de la copropriété. Même une ventilation complète des enregistrements par type ne supprimerait pas la limite déjà signalée : un logement peut apparaître plusieurs fois. Pour cette actualité centrée sur la copropriété, il faut ainsi distinguer deux inconnues : la composition détaillée des catégories hors maisons individuelles et le nombre de logements distincts derrière les diagnostics. Les résultats transmis ne lèvent ni l’une ni l’autre.
La surface médiane indiquée est de 60 m². Elle complète le portrait du corpus, sans décrire spécifiquement les appartements en copropriété. Aucune médiane propre aux maisons, aux appartements ou aux diagnostics collectifs n’est fournie. Ce chiffre ne peut donc pas devenir la surface de référence d’un appartement manceau dans cette analyse. Il ne permet pas davantage de déduire une surface d’immeuble ou un nombre d’appartements par copropriété. La conséquence concrète est de garder cette valeur à son niveau d’observation : un indicateur central du jeu local, non la description d’un bien particulier. L’associer aux étiquettes ou aux périodes de construction supposerait aussi des croisements absents des faits disponibles.
27 133 diagnostics au gaz naturel, sans ventilation du chauffage collectif
Le gaz naturel est le chauffage principal indiqué dans l’extraction, avec 27 133 diagnostics. Cette donnée est particulièrement susceptible d’être surinterprétée dans une lecture consacrée aux copropriétés : elle ne précise pas si le chauffage est collectif ou individuel dans les enregistrements concernés. Elle ne donne pas non plus le nombre de copropriétés utilisant cette énergie. Il serait donc erroné d’assimiler ces 27 133 diagnostics à des appartements chauffés collectivement au gaz. Le résultat documente la présence du gaz naturel comme chauffage principal dans le corpus local. Il ne décrit ni l’organisation du chauffage dans les immeubles, ni les liens entre cette énergie, les périodes de construction et les étiquettes.
La consommation médiane est de 180 kWh/m²/an et le coût énergétique annuel médian estimé de 915 €. Ces deux indicateurs ne sont pas fournis séparément pour les appartements et les copropriétés. Ils ne constituent donc ni une consommation attribuable à chaque appartement ni une dépense annoncée pour ses occupants. Le coût est expressément estimé, ce qui doit rester visible dans sa présentation. Par ailleurs, rapprocher les médianes de surface, de consommation et de coût ne permet pas de reconstituer un logement réel qui cumulerait exactement ces trois caractéristiques. Pour la lecture collective et individuelle, ces chiffres donnent un contexte communal, sans permettre de calculer les dépenses d’un immeuble ou leur répartition entre appartements.
Du Ronceray à Pontlieue, les risques ne classent pas les copropriétés
Les quartiers ou secteurs IRIS analysés sont Ronceray, Université, Maillets-Isaac, Courboulay et Pontlieue. Leur présence dans le périmètre d’analyse ne s’accompagne ici d’aucun résultat énergétique détaillé par secteur. Aucun classement des appartements ou des copropriétés entre ces territoires n’est donc possible à partir des faits fournis. On ne peut pas désigner un secteur comme plus consommateur, plus ancien ou davantage concerné par F et G. La liste indique où une lecture locale a été menée, pas les résultats comparés de cette lecture. Pour conserver un angle de proximité sans inventer de géographie énergétique, les repères communaux doivent rester communaux et les noms de secteurs ne doivent pas servir à leur attribuer des caractéristiques non documentées.
Géorisques recense cinq familles de risques : Inondation, Mouvement de terrain, Feu de forêt, Phénomène lié à l’atmosphère et Risque industriel. La zone sismique est non renseignée ; le potentiel radon est indiqué à 1. Ces mentions complètent le contexte local, mais aucune information fournie ne les rattache à une copropriété, à un appartement ou à l’un des secteurs cités. Elles ne permettent donc pas d’affirmer qu’un immeuble particulier est exposé à chacun de ces risques. Elles ne démontrent pas non plus de relation avec ses performances énergétiques. Enfin, une zone sismique non renseignée reste une information manquante : elle ne doit pas être reformulée comme une absence de risque.
Location et vente : deux lectures distinctes pour les appartements en copropriété
Les conséquences réglementaires doivent être présentées sans convertir les effectifs de diagnostics en nombres de locations concernées. En métropole, les logements classés G ne satisfont plus le critère de décence énergétique pour un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025. Les échéances prévues concernent F en 2028 et E en 2034. Les 617 diagnostics G enregistrés au Mans ne permettent pas de compter les appartements uniques soumis à cette situation, ni ceux faisant l’objet d’un nouveau bail. La même limite vaut pour les 1 751 diagnostics F et les 7 021 diagnostics E. Les données ne fournissent ni statut locatif, ni information sur les baux, ni ventilation de ces classes propre aux copropriétés.
Pour la vente, le périmètre réglementaire fourni est différent : l’audit énergétique concerne les maisons individuelles et les immeubles en monopropriété classés E, F ou G en métropole, avec l’entrée de la classe E depuis le 1er janvier 2025. Ce fait ne permet pas d’étendre cette règle à la vente de chaque appartement en copropriété. Il ne permet pas non plus de dénombrer les ventes concernées au Mans à partir du total des diagnostics E, F et G. La lecture locale aboutit donc à une distinction précise : les étiquettes renseignent le corpus diagnostiqué ; les conséquences décrites dépendent aussi du contexte mentionné, nouveau bail ou vente, et, pour l’audit, de la catégorie de bien.
- Nouveau bail en métropole : les logements G ne satisfont plus le critère de décence énergétique depuis le 1er janvier 2025.
- Échéances prévues de décence énergétique : F en 2028 et E en 2034.
- Audit énergétique réglementaire à la vente : maisons individuelles et immeubles en monopropriété E, F ou G en métropole ; classe E concernée depuis le 1er janvier 2025.
- Limite du décompte local : aucun nombre de nouveaux baux, de ventes ou d’appartements uniques concernés n’est fourni.
Questions fréquentes
Les 51 352 diagnostics correspondent-ils à autant de logements au Mans ?
Non. Il s’agit de diagnostics enregistrés et un même logement peut apparaître plusieurs fois. Les faits fournis ne donnent pas le nombre de logements uniques, d’appartements distincts ou de copropriétés représentées.
Peut-on comparer les diagnostics collectifs et individuels avec ces résultats ?
Non, aucune ventilation séparée n’est fournie. Les résultats communaux ne permettent ni de comparer leurs étiquettes ni de relier un diagnostic collectif aux diagnostics individuels des appartements d’un même immeuble.
Combien de diagnostics sont classés E, F ou G ?
La classe E compte 7 021 diagnostics enregistrés, soit 13,7 %. F en compte 1 751, soit 3,4 %, et G 617, soit 1,2 %. F et G réunissent 2 368 enregistrements, soit 4,6 %, sans décompte fourni des logements uniques correspondants.